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Le plastique : léger mais costaud !

Imaginez-vous : une maison, un bureau, une école sans plastique : nos habitudes et notre vie entière en seraient bouleversées ! Cette matière par définition malléable et transformable à souhait nous a offert, depuis des dizaines d’années, des moyens et des techniques qui facilitent aujourd’hui notre existence.

Un développement explosif aussi divers que varié

Par exemple, le plastique joue aujourd’hui un rôle essentiel dans la protection et la distribution économique de l’eau et des aliments. Dans les pays en voie de développement où l’eau se fait rare trop souvent, des systèmes de stockage et d’irrigation permettent de recueillir l’eau et de la redistribuer. Et là, le plastique fait merveille ! Dans les montagnes népalaises par exemple, où le seul moyen de transport est la marche, la distribution de l’eau y est particulièrement difficile. Ainsi, les habitants ont créé leur propre système d’approvisionnement en utilisant la gravité. Les canalisations en plastique trouvent ici tout leur intérêt puisqu’elles sont légères, donc facilement transportables, et qu’elles assurent, grâce à leur souplesse, une durée de vie assez importante.
Dans nos pays occidentaux où d’autres préoccupations prédominent, le plastique est tout aussi bien accueilli et se développe de plus en plus. Jouets, emballages de toutes sortes, matériaux de construction, ameublement, le plastique a littéralement envahi notre quotidien. Mais après nous avoir rendu service pour protéger et transporter les produits que nous achetons, il nécessite qu’on réfléchisse aujourd’hui à ce que provoque sa prolifération.

Le recyclage après la cure d’amaigrissement.

L’allégement du poids des emballages est en constante évolution. Quand un emballage est créé, on pense immédiatement à le rendre plus léger pour réduire la quantité de déchets à traiter et à transporter. Aujourd’hui, un sac de caisse pèse seulement 6 grammes. Il a perdu 75 % de son poids en 20 ans. Une bouteille d’eau a perdu 30 % de son poids en 20 ans, le flacon de yaourt à boire a perdu, lui, 45 % en 7 ans ! Une sacrée cure d’amaigrissement !
Malgré tout, le plastique représente encore10 % du contenu de nos poubelles. Les emballages en plastique peuvent évidemment être incinérés. Ils aident ainsi à la combustion des autres déchets. Mais le traitement par valorisation énergétique (récupération de la chaleur) nécessite un contrôle accru des fumées de combustion. D’où la volonté de diversifier les solutions.
Par exemple, le recyclage. Actuellement, seuls les bouteilles et les flacons sont recyclés. Ces emballages re-deviennent alors de nouveaux objets capables de nous rendre service.
Photo de bouteilles en plastique
Après le tri effectué par les habitants, les bouteilles sont envoyées dans un centre de tri où elles sont triées par des professionnels et ainsi séparés par type de plastique : les bouteilles en plastique transparent blanc ou de couleur (le PET) sont séparées des bouteilles en plastique opaque (PEHD). Conditionnées en balles, elles sont dirigées vers les différentes usines de recyclage où, broyées et mélangées à la matière plastique vierge, elles deviendront de nouveaux objets.
Vêtements en fibre polaire, rembourrage d’anoraks, d’oreillers, de couettes, moquettes, panneaux d’isolation acoustique, gaines de passage de câbles, tuyaux, etc. : c’est ainsi que les bouteilles connaîtront une seconde vie et retourneront au plus près de notre quotidien, avec ingéniosité, souplesse et légèreté !

Pour en savoir plus, allez visiter le site de Valorplast, organisme responsable de la filière plastique en France : http://www.valorplast.com

 

Tout est parti d’un concours !

Le premier plastique est issu de la cellulose, découvert en 1869 par les frères Hyatt, les heureux gagnants du concours : "Par quoi remplacer l'ivoire pour fabriquer les boules de billard". Premier prix : le celluloïd ! Mais le plastique historique, 100% synthétique, c'est la bakélite : premier thermodurcissable né par hasard en 1907 du phénol et du formol entre les mains d'un chimiste belge, Léo Baekeland.

 


C'est après la première guerre mondiale que les plastiques entrent dans l'ère industrielle. Le pétrole est devenu accessible, la pétrochimie abordable, et les plastiques modernes.
Pendant la seconde guerre mondiale, beaucoup de choses ont été remplacées par du plastique. Plus de mica * ? On invente le Formica (for mica) !
Plus de soie pour les parachutes ou les bas ? c’est là que le nylon apparaît !
Avec les années 50 arrivent la couleur, la consommation de masse et la diversification. Merci au polyéthylène, au polypropylène et au polyester (plus connu sous le nom de Tergal)...
Citons, pour le début des années 60, l'apparition de la bouteille d'eau minérale en plastique (PVC).
Le choc pétrolier de 1973 marque un tournant dans l'histoire de la consommation en général et des plastiques en particulier : de matières de substitution jetables et bas de gamme, ils vont devenir de plus en plus souvent des matériaux sophistiqués aux propriétés spécifiques et irremplaçables. Aujourd'hui, les polymères sont des produits de haute technologie capables de prouesses inégalées dans tous les domaines : santé, bâtiment, automobile, aérospatiale, emballage, décoration, bureautique, sports...
Plus économiques, plus performants, plus malléables, ils n'attendent plus, pour se perfectionner encore, que les imaginations du millénaire à venir...

mica * : minéral formé principalement de silicate d’aluminium et de potassium, caractérisé par sa structure feuilletée, son éclat métallique et sa grande résistance à la chaleur.

Source : http://www.proplast.org/spmp


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