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Un détour par Sapporo, une grande ville du Japon.

Sapporo est située sur une des 4 îles principales qui composent l’archipel du Japon : Hokkaïdo qui est la plus au nord et la moins peuplée.
Sapporo atteint pourtant les 2 millions d’habitants et se classe parmi les 11 plus grandes métropoles du Japon. Avec autant d’habitants, on imagine que le volume des déchets ménagers et industriels qui sont produits chaque année, peut représenter un réel problème pour la collectivité.

Depuis quelques années, le Japon a multiplié la construction d’incinérateurs. Auparavant à Sapporo comme dans l’ensemble du Japon , la tendance était d’enfouir les déchets.
Si la méthode de l’incinération solutionne le problème du manque de place, on peut se demander quel est son impact sur l’environnement : un audit des usines d’incinération au Japon en 2000 a révélé que les normes antipollution en vigueur n’étaient pas respectées pour près de 80 % d’entre elles !


A Sapporo les élus locaux et les industriels ont choisi d’expérimenter une nouvelle voie,
celle du retraitement des déchets.


Depuis l’an 2000, la ville s’est donc dotée d’un fantastique complexe appelé « Templar M21 ».
Ce monstre de modernisme, qui a coûté plus de 10 millions d’Euros, est sans doute un modèle en son genre puisqu’il accueille une grande partie des déchets de l’agglomération qui sont déversés en vrac dans de gigantesques entonnoirs par des camions. A l’intérieur du complexe, les déchets sont séparés par catégorie et retraités sur place.


Les déchets alimentaires sont chauffés à très haute température dans des cuves, transformés en poudre brune et pourront être utilisés en engrais ou en alimentation pour les poissons d’élevage.
Les plastiques sont transformés en huiles.
Les déchets solides, après avoir été triés, sont concassés et transformés en briques pour la construction de bâtiments.
Les pneus usagés sont découpés en lamelles et servent à fabriquer des tuyaux.


Un grand pari pour les citadins de Sapporo et probablement pour d’autres métropoles qui espèrent retrouver ainsi, grâce à une technologie de pointe, un air qu’on aurait plaisir à respirer…

 

(source : Libération - supplément « week-end » du 29 et 30 septembre 2001)

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