sommaire du site

 

L’Everest, un pic de pollution

Depuis une dizaine d’années, le monde de l’alpinisme est préoccupé par l’importance de la question des déchets sur les plus hautes montagnes. En 1991, une association, « Moutain Wilderness », décide d’organiser une grande expédition de nettoyage sur les flancs du K2 (la deuxième plus haute montagne du monde, 8611 mètres). Dès lors, ce type d’expéditions s’est multiplié tout comme la volonté d’accentuer la prévention. Ces grandes opérations « montagne propre » concernent principalement les sommets les plus connus tels que l’Everest, l’Annapurna ou la région du Baltoro (Pakistan). Ainsi, durant l’année 2001, une équipe d’alpinistes asiatiques a mis en place une expédition de nettoyage de l’Everest. Cette équipe de 44 « nettoyeurs » avaient pour projet de descendre entre 2 et 3 tonnes de déchets. Ce chiffre effarant nous montre l’ampleur de la tâche : selon certaines prévisions, ce serait près de 100 tonnes de détritus qui pollueraient le plus haut sommet du monde (8848 mètres).

Parmi les déchets les plus communément retrouvés en haute altitude, se trouvent des cordes, des toiles de tente, des bouteilles d’oxygène, des emballages alimentaires, du papier-carton, des boîtes de conserve voire des batteries. La situation est tellement grave que des écologistes australiens ont récemment ramassé près de 56 000 bouteilles de bière au pied de l’Everest ! Dès lors, le gouvernement népalais a décidé d’interdire toutes les bouteilles en verre dans la région : seules sont maintenant autorisées les canettes en métal qui pourront être par la suite recyclées par les villageois de la vallée. D’autres mesures ont été prises afin de tenter d’enrayer le processus : toute expédition doit dorénavant s’acquitter d’une caution de 2 000 à 4 000 $ (selon les ascensions). Cette somme sera rendue aux alpinistes à condition qu’ils redescendent leurs déchets depuis les camps de base pour qu’ils soient détruits dans la vallée.
Des Sherpas ont également voulu participer à cette campagne de propreté : ils ont eu l’idée de construire un cybercafé sur le camp de base de l’Everest (5 290 mètres) qui devrait permettre aux alpinistes de se passer des coûteux systèmes de téléphonie par satellite. Ce cybercafé sera alimenté par des panneaux solaires et les connexions Internet seront assurées par des liaisons satellites bidirectionnelles. Les bénéfices engendrés par cette activité seront affectés à la dépollution du site de l’Everest.
Malheureusement, il faut avouer que ces grandes campagnes de prévention et ces opérations de nettoyage ne concernent que les sommets les plus prestigieux. D’autres n’ont pas cette chance. Il est vrai que la plupart d’entre eux sont plus que difficile d’accès et nécessiteraient des moyens humains et techniques différents. Seule, la motivation tenace d’une équipe de passionnés (et un fort soutien financier !) permettrait de faire aboutir un projet de prévention et de nettoyage de ces pics splendides, gâchés par les traces d’une civilisation parfois bien peu civique….


Sources :
www.bernard-voyer.com




Un petit tour par Katmandu

Catherine, messine et baroudeuse de choc, est revenue d'un périple fantastique au Népal. Elle a rapporté dans ses affaires une photo qu'elle a prise en pensant à nous, là-bas, au milieu des monastères et autres paysages extraordinaires ! Il s'agit d'un panneau d'information sur le tri des déchets indiquant le prochain passage d'une charrette compartimentée permettant de jeter, du côté bleu, les déchets putrescibles, et du côté rouge, les bouteilles en verre cassées, les boîtes de conserve, les pots, etc. Catherine n'a pas su nous traduire le texte : peut-être qu'un internaute pourra nous en dire plus sur ce panneau ? info@somergie.fr

Dans les villes du Népal, les ordures sont le plus communément déposées en bas des immeubles en attendant un ramassage artisanal ou bien récupérées par certains en vue d'une nouvelle utilisation. Les animaux fouillent dans les tas de déchets qui jonchent les trottoirs et caniveaux pour trouver quelques carcasses et autres restes de cuisine intéressants. Des récipients accrochés aux poteaux électriques servent de poubelles publiques. Les moulins à prières que l'on trouve à chaque coin de rue sont parfois fabriqués à base de bidons d'huiles alimentaires. Aucun système de gestion et d'élimination des déchets n'est mis en place au Népal qui est, à l'heure actuelle, le 3ème pays le plus pauvre d'Asie après l'Afghanistan et le Bouthan.

 

 

 

 

- haut -