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: Déchets volants non identifiés

Si l’on exclut le monde animal, producteur de déchets de « repas » (carcasses de proies, déchets verts), on arrive rapidement à la conclusion que les déchets sont la caractéristique de l’homme. Partout où l’homme passe, il laisse des détritus derrière lui. On en trouve même dans des lieux aussi insolites que le fonds des mers (déchets nucléaires, épaves de navires, etc.) ou le massif de l’Everest, qui a fait l’objet d’une campagne de ramassage de plusieurs tonnes de déchets en 2000-2001 tels que boîtes de conserve, emballages plastiques ou débris de tentes d’alpinistes.

Enfin, l’espace aussi est encombré de déchets. On les estime à plusieurs millions d’unités, allant du simple boulon détaché d’un satellite, à des étages de fusées plus ou moins intacts. Quelque soit leur taille, ces objets en nombre croissant engendrent un risque de collision, d’autant plus fort qu’ils tournent à une vitesse élevée. À tel point que la Nasa n’a pas exclu l’hypothèse d’un choc avec l’un ou plusieurs d’entre eux, pour expliquer l’explosion de la navette Columbia, le 1er Février 2003…
Encore un exemple qu’en l’absence de traitement, les déchets représentent un réel danger pour l’homme.

Ici et dans le monde > Zoom sur un pays :

- Le combat de Taiwan contre les sacs plastiques. Leur distribution gratuite est désormais interdite, sous peine d’amende. Un moyen radical pour freiner la prolifération de ce type de déchets.

- Nouvelle initiative corse en faveur d’un environnement plus agréable. Après les poubelles marines , l’Ile de beauté se préoccupe elle aussi du désagrément occasionné par les sacs de caisse abandonnés. S’agirait-il d’un syndrome insulaire ?

Ici et dans le monde > Les actions originales :

- Canibal, sorte de machine à sous dans laquelle on ne met pas de pièces, mais des canettes de boissons vides, ou l’idée d’un collecteur qui peut vous rapporter des cadeaux ! Peut-être y en aura-t-il un jour un au coin de votre rue...


: Normes ISO et analyse du cycle de vie, défi ou opportunité pour le secteur des déchets ?

Dans les années 1980-90, les entreprises ont commencé à s’intéresser de plus près à la qualité des produits qu’elles fabriquaient. L’industrie sortait d’une ère de grande prospérité (les 30 glorieuses, de 1950 à 1980) marquée par la croissance vertigineuse de la consommation, où les volumes mis sur le marché avaient plus d’importance que la qualité produite.

Sont alors apparues les normes ISO 9000 (International Organization for Standardization), devenant aujourd’hui quasiment le standard requis dans toute activité économique.

Avec les préoccupations environnementales grandissantes depuis une vingtaine d’années, le concept de qualité a pris une nouvelle dimension. Aujourd’hui « qualité » devient synonyme de « respect de l’environnement » : alimentation bio, préférence générale pour des produits plus écologiques, etc.

Dans ce contexte, certaines entreprises se sont progressivement intéressées à l’impact de leurs activités sur l’environnement. Ce mouvement de fond a conduit, à partir de 1998, à une standardisation des méthodes d’analyse d’impact, exprimées cette fois-ci par les normes ISO 14000 et EMAS (Eco-Management and Audit Scheme). La certification ISO ou EMAS prouve que l’entreprise est allée au-delà de sa simple mise en conformité avec réglementation en matière d’environnement, et qu’elle a mis en place une organisation et des process de production intégrant une démarche environnementale volontariste.

Concrètement, la démarche ISO ou EMAS s’appuie sur une analyse du cycle de vie (ACV) des produits et services réalisés par l’entreprise. L’analyse couvre 3 phases :
- elle débute bien en amont de la sortie de chaîne des produits ,avec une étude des matériaux utilisés, et de leur méthode de fabrication (quelles nuisances environnementales sont générées à ce stade ?)
- elle se poursuit avec l’étude à proprement parler de la production des produits et services en question.
- elle s’achève bien en aval avec l’analyse des impacts environnementaux liés à leur utilisation.
Le secteur des déchets ménagers n’est pas en reste dans cette nouvelle approche. Ici, l’ACV portera non pas sur le process de création de produit, mais sur la transformation ou réutilisation de celui-ci, une fois qu’il est mis au rebut.
Après la généralisation des filières de traitement des déchets ménagers, il est probable qu’un des principaux sujets de préoccupation de demain sera la confrontation systématique des différents modes de traitement entre eux, sur une base plus large, intégrant autant que possible en amont ? la conception des produits. Il devient en effet plus facile de prévoir le traitement d’un déchet, lorsque celui-ci a déjà été anticipé dès les études de création du produit dont il résulte.
Hier perçu comme une triste fatalité, le déchet devient de plus en plus le prolongement de la vie du produit.


: Pleins feux sur le plastique

Les emballages en plastique - autres que bouteilles, flacons et bidons - ne font pas l’objet d’un recyclage matière. Ainsi, pots de yaourt, sachets plastiques, blisters, films transparents alimentaires, … sont à jeter dans le sac noir d’ordures ménagères. En effet, aussi longtemps qu’il n’existera pas de solution technique et économique fiable pour réintroduire cette matière dans les circuits de production, la destinée idéale de ce type de déchets restera l’incinération : la propriété hautement calorique du plastique en fait un combustible de choix pour les incinérateurs, d’autant plus avantageux lorsqu’ils sont équipés d’un système de co-génération, avec récupération de chaleur.

 

Xavier HEUDE

 

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