
Ici et dans le monde >
Zoom sur un pays :
- Le combat de Taiwan
contre les sacs plastiques. Leur distribution gratuite est désormais
interdite, sous peine damende. Un moyen radical pour freiner
la prolifération de ce type de déchets.
- Nouvelle initiative corse en faveur dun
environnement plus agréable. Après les
poubelles marines , lIle de beauté se préoccupe
elle aussi du désagrément occasionné par les
sacs de caisse abandonnés. Sagirait-il dun syndrome
insulaire ?
Ici et dans le monde >
Les actions originales :
-
Canibal, sorte de machine à sous dans laquelle on ne
met pas de pièces, mais des canettes de boissons vides, ou
lidée dun collecteur qui peut vous rapporter
des cadeaux ! Peut-être y en aura-t-il un jour un au coin
de votre rue...
:
Normes ISO et analyse du cycle de vie,
défi ou opportunité pour le secteur des déchets
?
Dans les années 1980-90, les entreprises
ont commencé à sintéresser de plus près
à la qualité des produits quelles fabriquaient.
Lindustrie sortait dune ère de grande prospérité
(les 30 glorieuses, de 1950 à 1980) marquée par la
croissance vertigineuse de la consommation, où les volumes
mis sur le marché avaient plus dimportance que la qualité
produite.
Sont alors apparues les normes ISO 9000 (International
Organization for Standardization), devenant aujourdhui quasiment
le standard requis dans toute activité économique.
Avec les préoccupations environnementales
grandissantes depuis une vingtaine dannées, le concept
de qualité a pris une nouvelle dimension. Aujourdhui
« qualité » devient synonyme de « respect
de lenvironnement » : alimentation bio, préférence
générale pour des produits plus écologiques,
etc.
Dans ce contexte, certaines entreprises se sont
progressivement intéressées à limpact
de leurs activités sur lenvironnement. Ce mouvement
de fond a conduit, à partir de 1998, à une standardisation
des méthodes danalyse dimpact, exprimées
cette fois-ci par les normes ISO 14000 et EMAS (Eco-Management and
Audit Scheme). La certification ISO ou EMAS prouve que lentreprise
est allée au-delà de sa simple mise en conformité
avec réglementation en matière denvironnement,
et quelle a mis en place une organisation et des process de
production intégrant une démarche environnementale
volontariste.
Concrètement, la démarche ISO ou EMAS
sappuie sur une analyse du cycle de vie (ACV) des produits
et services réalisés par lentreprise. Lanalyse
couvre 3 phases :
- elle débute bien en amont de la sortie de chaîne
des produits ,avec une étude des matériaux utilisés,
et de leur méthode de fabrication (quelles nuisances environnementales
sont générées à ce stade ?)
- elle se poursuit avec létude à proprement
parler de la production des produits et services en question.
- elle sachève bien en aval avec lanalyse des
impacts environnementaux liés à leur utilisation.
Le secteur des déchets ménagers nest pas en
reste dans cette nouvelle approche. Ici, lACV portera non
pas sur le process de création de produit, mais sur la transformation
ou réutilisation de celui-ci, une fois quil est mis
au rebut.
Après la généralisation des filières
de traitement des déchets ménagers, il est probable
quun des principaux sujets de préoccupation de demain
sera la confrontation systématique des différents
modes de traitement entre eux, sur une base plus large, intégrant
autant que possible en amont ? la conception des produits. Il devient
en effet plus facile de prévoir le traitement dun déchet,
lorsque celui-ci a déjà été anticipé
dès les études de création du produit dont
il résulte.
Hier perçu comme une triste fatalité, le déchet
devient de plus en plus le prolongement de la vie du produit.
:
Pleins feux sur le plastique
Les emballages en plastique - autres que bouteilles,
flacons et bidons - ne font pas lobjet dun recyclage
matière. Ainsi, pots de yaourt, sachets plastiques, blisters,
films transparents alimentaires,
sont à jeter dans
le sac noir dordures ménagères. En effet, aussi
longtemps quil nexistera pas de solution technique et
économique fiable pour réintroduire cette matière
dans les circuits de production, la destinée idéale
de ce type de déchets restera lincinération
: la propriété hautement calorique du plastique en
fait un combustible de choix pour les incinérateurs, dautant
plus avantageux lorsquils sont équipés dun
système de co-génération, avec récupération
de chaleur.
Xavier HEUDE
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