
Informations pratiques
:
- Page la
plate-forme de compostage : consultez les horaires et conditions
de vente du compost produit sur place.
- Page Somergie
:portrait d'un collaborateur à qui les défis ne semblent
pas faire peur
Avec les enfants
:
- Page l
'école et le recyclage : saluons l'initiative citoyenne
de l'école de Plantières, qui rappelle sur son site
Internet les bons gestes du tri.
- Page les
collèges : les déchets se mettent en valeur au
Collège Philippe-de-Vigneulles, sous la forme d'une exposition,
dont la qualité des uvres est indéniable.
:
Les déchets s'invitent à
la maison
Trier ses déchets réclame une organisation.
Ce n'est pas tant l'acte de tri (c'est-à-dire de séparation
des produits) qui pose problème, que le stockage des déchets.
D'après le système de collecte sélective en
vigueur à Metz, un tri dans les règles nécessite
de disposer chez soi de 3 réceptacles différents,
pour chacune des matières ou regroupement suivants :
- Verre,
- journaux-magazines, carton, bouteilles et flacons en plastique,
boîtes en métal,
- autres déchets.
Les plus engagés dans une démarche
de tri y ajouteraient probablement 1 réceptacle supplémentaire
pour les déchets de cuisine (épluchures de fruits
et légumes, marc de café, sachets de thé et
tisane
), car ceux-ci pouvent faire l'objet d'un compostage
individuel, lorsque l'on habite en pavillon et que l'on dispose
d'un jardin (pour plus d'information, voir notre page les
composteurs individuels).
Le
tri à la maison requiert une infrastructure adaptée,
et donc de la place, sous peine de devoir se rendre à la
borne de collecte la plus proche de son domicile, à chaque
fois que l'on a une feuille de papier ou une bouteille en verre
à jeter. Il apparaît donc clairement que le tri individuel
n'est pas qu'une question de bonne intention. Le problème
se pose surtout en habitat collectif (car les espaces de vie y sont
généralement plus petits qu'en habitat individuel)
et la réponse a été d'installer au pied des
immeubles un local poubelle aménagé à cet effet.
Mais ceci n'est peut-être encore pas suffisant. Les occupants
d'un immeuble ne vont pas non plus descendre au local-poubelle à
chaque fois qu'ils jettent un déchet. Un stockage intermédiaire
est toujours nécessaire et le problème de la place
disponible reste entier
Cela pourrait décourager le
citoyen et le pousser à limiter le nombre de réceptacles,
ce qui le conduirait à mélanger des matériaux
non compatibles. La qualité du tri et sa quantité
s'en trouveraient donc diminuées.
Ce comportement est humain et le seul effort de sensibilisation
risque de ne pas être suffisant pour le corriger.
Dès lors, d'autres mesures sont à
entreprendre. Elles passent certainement par la reconfiguration
complète de l'habitat. La conception d'une habitation reflète
théoriquement le mode de vie de ses occupants. L'agencement
et l'aménagement des pièces, ainsi que l'équipement
de celles-ci correspondent à des besoins culturels et matériels
propres à chaque mode de vie.
Force est de constater que la problématique
du traitement des déchets n'a pas encore été
intégrée dans la vie quotidienne de notre société
de consommation, car aucune installation adaptée à
l'acte de tri et de stockage n'est proposée de façon
systématique par les cabinets d'architectes.
Certains spécialistes ont pourtant pensé à
des systèmes d'aménagement pour immeubles notamment,
avec vide-ordures séparés dans chaque appartement,
alimentant des réceptacles souterrains vidés par les
services de collecte. Le raisonnement peut être poussé
encore plus loin, en imaginant par exemple des mini-installations
de compostage en sous-sols, qui alimenteraient des jardins et potagers
situés sur le toit de l'immeuble.
Si ces études restent encore à l'état
de projet sur papier, il n'en demeure pas moins qu'une des clés
de la performance de tri se trouve certainement dans l'allègement
de la charge de travail chez le consommateur. Si celui-ci pouvait
d'un geste expédier ses déchets dans le circuit de
traitement adéquat, il accepterait plus facilement la contrainte
d'une séparation rigoureuse à la source.
A quand la création de mini-centrales d'incinération
individuelles ou collectives (avec co-génération)
répondant à tous les besoins en énergie de
l'habitation (chauffage par la vapeur d'eau dégagée,
production d'électricité grâce à une
petite turbine,
) ?
:
Les médicaments ont aussi leur propre
traitement
Même s'ils représentent moins
de 0,5 % de la totalité du poids de nos déchets ménagers,
il faut savoir que les médicaments ont leur propre filière
de recyclage :
- la voie humanitaire pour ceux n'ayant pas encore été
utilisés
- la valorisation énergétique (avec cogénération)
pour les déchets issus de médicaments
Toutes les pharmacies sont tenues d'accepter les sacs de médicaments
remis par les clients ou personnes de passage.
À la différence des déchets
ménagers, qui finissent parfois encore dans des centres techniques
d'enfouissement (faute d'alternatives économiquement acceptables),
les médicaments usagés sont systématiquement
valorisés sous forme d'énergie .. et à coût
zéro pour le consommateur, dans la mesure où c'est
l'ensemble de la branche pharmaceutique qui en assume 100 % de la
charge.
Alors, soulagez vos poubelles, et faites régulièrement
un détour par votre pharmacie !
Xavier HEUDE
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