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: La mer, éternelle rapporteuse

L’expérience – menée en Novembre 2002 par l’association Aquacaux (Seine-maritime) – de bouteilles jetées en mer apporte une fois de plus la preuve que celles-ci peuvent dériver très loin.
Jetées en baie de Seine, certaines d’entre elles ont été récemment retrouvées sur les côtes hollandaises et même dans l’embouchure de la Tamise.

Les exemples de déchets marins surgissant de nulle part sont nombreux. L’actualité nous le rappelle hélas depuis plusieurs mois, avec les naufrages successifs de pétroliers et chimiquiers à proximité du littoral français. Sans compter les « dégazages » frauduleux de navires, que l’on suppute a posteriori, après la découverte soudaine d’une plage souillée, ou d’une nappe d’hydrocarbure isolée.

En conclusion, ne cachez rien à la mer, car un jour ou l’autre … elle dira tout !

 

 

Informations pratiques :

- Page Somergie : portrait d’un collaborateur à la sensibilité environnementale aguerrie, récemment arrivé chez Somergie.

Ici et dans le monde :

À la page zoom sur un pays : un constat accablant sur la pollution au pied de l’Everest (Népal). Décidément, même les zones les plus difficiles d’accès de notre planète sont victimes de la négligence humaine.

Avec les enfants :

Page l ‘école et le recyclage : plusieurs écoles ont expérimenté le forum de Somergie, pour échanger leurs idées sur le thème du recyclage. Voilà un nouvel axe de communication et de sensibilisation sur la problématique environnementale. Expérience concluante, qui n’appelle qu’à être reproduite.


: Emballage … quand tu nous tiens !

« Pour l’eau minérale, l’important c’est la bouteille ». Tel est le titre d’un article paru dans le quotidien Le Monde, illustrant très schématiquement l’interaction produit-emballage. Pour donner toute sa dimension à la problématique de l’emballage, rappelons pour mémoire que les emballages (hors verre) représentent environ 40 % du poids de nos déchets ménagers.
Établissons d’abord deux constats :

- Plus personne n’est aujourd’hui étonné qu’un produit soit livré dans un emballage. C’est un principe acquis, qui lorsqu’il n’est pas respecté, surprend - voire est interprété comme un manque de considération à l’égard du consommateur - ou encore suscite la méfiance. Qui accepterait aujourd’hui d’acheter un saucisson ou bien un savon non emballé ? Cela passe encore, dans le contexte d’un marché traditionnel de village, jouant sur l’authenticité des produits. Mais il s’agit là d’une exception. Cela démontre toutefois qu’il suffit que l’homme retourne à ces origines – la terre – pour qu’il se délivre de ce type de contrainte matérielle.

- Initialement destiné à la protection du produit, l’emballage devient de plus en plus un outil de communication, un argument de vente. L’association produit-emballage devient si forte qu’elle ne peut plus être remise en cause, sous peine de brouiller l’image du produit en question, dans l’esprit du consommateur, et donc de faire chuter les ventes.
La place grandissante prise par la fonction marketing dans l’activité commerciale ne fait que renforcer la place et le statut prépondérant de l’emballage.

On observe ainsi deux phénomènes nouveaux :

- Le développement du caractère fonctionnel de l’emballage. De plus en plus, celui-ci tente d’apporter un service au client : facilité de transport (cas des packs de boissons : lait, bière, eau, …) ; prolongement de la fonctionnalité du produit (cas des produits d’entretien vendu en spray : les flacons lave-vitre sont munis d’un pistolet permettant la projection du liquide sur le support à nettoyer. Le temps est révolu où il fallait imbiber le torchon pour nettoyer la vitre).

- La poursuite de la segmentation des marchés, avec l’émergence de nouvelles possibilités : le segment des juniors, celui des seniors. Chacun d’eux a ses propres spécificités et habitudes de consommation :produits au format réduit tenant dans la poche (jus de fruit, compote) pour les jeunes ; emballages allégés afin d’améliorer la maniabilité du produit (bouteilles d’eau, barils de lessive) plus spécialement conçus pour les personnes âgées .
D’après la revue Emballages Magazine, plus de 70 % des modifications sur les produits de grande consommation existants concernent exclusivement le conditionnement (changement de la matière) et/ou le design du packaging (changement de la forme).

Conclusion :

Il apparaît progressivement que l’emballage et le produit ne font plus qu’un, ce qui rend plus en plus difficile d’agir pour une réduction du nombre et du volume d’emballages. À moins de remettre en cause la société de consommation, cette tendance semble quasiment impossible à inverser.

Néanmoins, 3 actions se profilent :

- Travailler sur une réduction toujours plus forte de la quantité de matière utilisée. Il y a toutefois une limite physique à cet exercice.

- Développer l’utilisation de matières biodégradables. La technique n’est pas encore parfaitement au point. En outre, elle risque de renforcer le problème de la pollution plus en amont, c’est-à-dire au niveau de l’agriculture.

- Développer l’utilisation des éco-recharges qui sont généralement recyclables et qui permettent de limiter la production de déchets. Dans certains pays, les sur-emballages sont supprimés : par exemple, l’emballage carton des tubes de dentifrice ou l’emballage carton entourant les pots de yaourt.

À quand le retour à la terre ?


: Offrez une 2ème vie à votre papier, avant le recyclage ultime

Les offres d’abonnement à des magazines et autres courriers personnalisés se sont multipliés depuis quelques années, avec la généralisation des mailings publicitaires. Que de papier consommé, dont parfois le verso est encore vierge ! Cette face peut être utilement réemployée pour y inscrire des annotations de nature courante : liste de courses, messages téléphoniques, ou autres informations momentanées.

Enfin, pour les étudiants affairés à des travaux informatiques, sachez que les imprimantes ne refusent en rien les feuilles déjà imprimées sur une face. Il est donc possible de les réutiliser comme « brouillon », avant de sortir la version finale de votre travail sur un papier de première utilisation.

Après usage, vos papiers pourront alors aspirer à un recyclage … bien mérité !

 

Xavier HEUDE

 

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