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Pas de vacances sans déchets !
Si le temps des vacances marque un changement dans
notre rythme de vie, il est aussi le théâtre de bouleversements
dans nos habitudes de tri.
Sur leurs lieux de villégiature, les vacanciers
confrontés à l'élimination de leurs déchets
perdent facilement leurs repères, lorsque les méthodes
de tri et de collecte diffèrent de celles auxquelles ils
sont habitués.
Le cas est encore plus symptomatique pour les touristes
itinérants (adeptes du camping-car par exemple). L'apport
volontaire est généralement le seul moyen à
leur disposition pour procéder à l'élimination
de leurs déchets.
Or, si ce système de collecte s'est généralisé
en France, pour ce qui concerne le verre et le papier, il n'en est
pas toujours de même pour les bouteilles plastiques, les briques
de type Tetrapack, ainsi que pour le carton.
Alors, sur la route
il faut parfois garder
un il attentif, pour ne pas rater les bornes d'apport volontaire
qui vous permettront de perpétuer votre geste citoyen.
Les vacances sans déchets, ça n'existe
pas encore !

Avec les enfants
:
- Page l'école
et le recyclage : comment faire du recyclage une activité
ludique ? Rendez-vous à la MJC de Borny... mais aussi dans
les librairies...
Les jeux :
- Voici la nouvelle page le
quizz : sous la forme de questions courtes - et parfois surprenantes
! - familiarisez-vous avec le vocabulaire du tri et devenez un expert
sur ce sujet !
:
L'impact oublié du transport dans
les opérations et politiques du recyclage
Si partout dans le monde se mettent en place des
procédés d'élimination et de valorisation des
déchets, c'est bien pour répondre à un souci
environnemental : économiser les richesses naturelles de
la planète ; limiter les risques de pollution ; en définitive
assurer à terme la survie de l'humanité.
Or, curieusement le transport - composante importante
dans la problématique de gestion des flux de matières
- n'est pas souvent considéré du point de vue environnemental.
Et pourtant, la législation sur les déchets est explicite
à ce sujet. Les lois N° 92-646 du 13 Juillet 1992, et
N° 95-101 du 2 Janvier 1995 évoquent l'objectif de limiter
le transport de déchets en distance et en volume.
Il convient en effet de rappeler que :
- le transport en général contribue à lui seul
à hauteur de 30 % environ à la génération
de gaz à effet de serre dans le monde.
- 20 % du trafic routier de marchandises en France est consacré
au transport de déchets ( !)
Les marchandises circulent de plus en plus à
travers le monde, et les voies de communication (route, air, mer)
sans cesse plus performantes facilitent d'autant mieux les échanges.
On peut citer deux exemples de situations se rapportant à
la problématique du recyclage, pour lesquelles le transport
a un impact environnemental significatif et malheureusement sous-estimé
:
1. Dans le domaine de l'élimination des déchets,
les collectivités locales doivent parfois faire le choix
entre différentes filières de traitement. De façon
très schématique, entre l'option (pour un coût
identique) d'une valorisation matière - dont l'usine se
trouve à 200 km - et l'option d'une valorisation énergétique
dans un incinérateur avec co-génération situé
à 10 km, la décision mérite certainement
réflexion. Si la valorisation matière est effectivement
à privilégier, il ne faut pas oublier le coût
additionnel pour l'environnement du transport sur une pareille
distance.
2. Dans le domaine industriel, les entreprises
peuvent également se retrouver face à un choix délicat
pour leur approvisionnement : entre une matière recyclée
et une matière vierge proposées dans une tranche de
prix identique, quelle option retenir ?
A prix plus ou moins égal, il serait plus sécurisant
de recourir à de la matière vierge, car en cas de
survenance du moindre défaut de fabrication, le soupçon
serait immédiatement porté sur l'origine de la matière,
même si le rapport de cause à effet n'est pas encore
vérifié. Par extension, il serait reproché
à la personne en charge de l'approvisionnement d'avoir pris
des risques.
Dans ce dernier exemple, le tort causé aux
matières recyclées provient en partie du fait que
le prix de la matière vierge n'intègre pas le coût
environnemental de son extraction (pollutions et atteintes éventuelles
aux écosystèmes locaux) et de son transport sur le
lieu de consommation. Pour un pays comme la France, pratiquement
dépourvu de ressources minières, les matières
premières sont quasiment toutes importées. Le tribut
payé par l'environnement au titre des émissions de
gaz à effet de serre générées par le
transport est totalement négligé.
Il suffirait d'en tenir compte pour rendre probablement compétitives
la plupart des matières actuellement recyclées.
Il émerge à ce jour de nouveaux
outils de décision tels que l'Analyse du Cycle de Vie, qui
a justement pour objectif de considérer la totalité
des impacts environnementaux directs et indirects générés
par la fabrication/transformation d'un produit ou la prestation
d'un service.
La période récente de canicule,
sans précédent - que l'on attribue de plus en plus
à l'accumulation des gaz à effet de serre - est certainement
opportune pour accélérer la mise en pratique de telles
méthodes.
:
La tradition, ça n'a pas que du
bon !
La
mode des produits " traditionnels " et " authentiques
" - phénomène que l'on constate dans la plupart
des secteurs de la consommation courante (alimentation notamment),
voit le retour des bouchons mécaniques sur certaines bouteilles
en verre : tout d'abord pour la bière, mais également
pour l'huile d'olive, par exemple.
Lors du tri, il est important d'enlever ces dispositifs
de fermeture, car il présente un obstacle réel dans
le traitement du calcin. Après broyage du verre, la partie
en porcelaine reste en effet difficile à éliminer,
et génère alors des risques de malfaçon et
d'accidents au cours de la retransformation du verre.
Xavier HEUDE
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