La rudologie, vous connaissez ?

En cette période de rentrée universitaire, il est de bon ton de connaître les nouvelles filières professionnelles, pour être sûr de ne pas rater sa vocation. En voici un exemple avec la rudologie. Cette discipline n'est pas une médecine nouvelle, ni ancestrale. Elle qualifie tout simplement la science des déchets (du latin rudus pour : décombre ; logia pour : science).


Un rudologue est un spécialiste des déchets, c'est-à-dire quelqu'un qui maîtrise la problématique des déchets et peut donc revendiquer la qualité d'expert dans ce secteur d'activité.
La complexité des métiers de la propreté - et en particulier des déchets - a vu naître de nouvelles filières de formation post-baccalauréat. Il existe aujourd'hui de nombreuses formations en rudologie (de niveau Bac+2 à Bac+5).

Alors, cela vous dit ?

 


L'emballage, substitut au manque de contact humain dans l'acte de vente ?

Parmi les déchets courants, l'emballage fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions et de la mobilisation d'un nombre élevé d'opposants.

Les mesures officiellement prises pour enrayer son utilisation systématique et les menaces qu'il engendre, sont multiples : renforcement du système de consigne en Allemagne, taxes sur les sacs de caisse en Irlande, taxe sur les emballages boissons en Belgique, campagne de sensibilisation à l'usage surabondant de sacs jetables en France.

Mais les emballages ne se réduisent pas seulement aux bouteilles et aux sacs. Il y a aussi tous les cartonnages, films plastique en tout genre enveloppant, protégeant, et servant parfois à réunir plusieurs produits.
Rappelons que tous les matériaux et types d'emballage confondus représentent environ 30 % du poids et 50 % du volume d'une poubelle. Les discussions autour de l'emballage ne sont donc pas superflues, puisqu'elles concernent près du tiers des déchets ménagers.

Il ne fait pas de doute que l'emballage a certaines fonctions indiscutables : protection et facilité de manutention de la marchandise le rendent indispensable. S'il est possible de jouer sur l'épaisseur, la densité ou le choix du matériau employé, il y a un seuil minimal infranchissable en terme de résistance, qu'il convient de respecter.

Un autre aspect au moins aussi important, mais cependant moins apparent, est celui lié à la communication. L'emballage fait la joie des hommes de marketing et de la publicité, car c'est un support idéal pour faire passer des messages en direction des consommateurs. Cette fonction de l'emballage s'est développée de façon impressionnante au cours des 40 dernières années, concomitamment à l'évolution des modes de distribution. Les années 1960 ont vu l'apparition du concept de supermarché, immense lieu de vente dans lequel le consommateur se retrouve seul face à des milliers de produits. Contrairement au petit commerce, il n'y a plus de vendeur pour conseiller, ou ceux qui restent ne sont plus à même d'apporter une réelle valeur ajoutée, tant le nombre de produits est important (il leur est impossible de les connaître tous) et tant l'évolution technologique s'est accélérée.
Dans ce contexte, l'emballage devient l'ultime remède à l'angoisse du consommateur, qui pourra y trouver moult explications (composition du produit, mode d'emploi, lieu de fabrication, …) et de plus en plus fréquemment l'adresse d'un site Internet, si ce n'est un N° Vert à sa disposition pour y poser toutes les questions de son choix.

Si l'usage du cabas lorsque l'on fait ses courses est vivement conseillé - car il évite l'emploi de sacs plastique ou papier - il n'apporte malheureusement pas de réponse à la problématique de l'emballage produits, qui lui, semble devenu indispensable dans un contexte de déshumanisation de la transaction commerciale.
La solution ? Revenir au commerce d'autrefois ou le vendeur présentait les caractéristiques - voire faisait la démonstration - de son ou ses produits devant le chaland.


Face à la multitude et à la complexité croissante des produits, ce sont des cohortes de vendeurs hyper-formés qui seraient nécessaires pour satisfaire le besoin d'information des consommateurs. Ce schéma n'est économiquement plus viable, dans un contexte hyperconcurrentiel entraînant une pression permanente sur les marges. L'emballage tient là de sacrés atouts en main !


Un chiffre, une date, une tendance …

 

On assiste actuellement au lancement sur le marché d'une voiture française d'un nouveau type, financièrement très abordable, l'objectif étant d'élargir la base de clientèle en mesure de pouvoir accéder à l'automobile. D'autres constructeurs commercialisent déjà des modèles de ce genre.


Vaste défi environnemental pour les décennies à venir, que de parvenir à contrôler l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et la profusion de déchets automobiles qui en résultera, notamment dans certaines régions du monde où les moyens mis en œuvre dans ce domaine sont quasi-inexistants !

 

 

Xavier HEUDE

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